20.07.2009

Un bon retraité du secteur privé est un retraité mort.

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Messieurs les bénéficiaires de la loi 1905, 

Cessez un peu de nous parler du régime Nazi et balayez devant votre porte ! 



Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, 
la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
(Le malade,  l’industrie première.) 

GENS QUI RIENT.  GENS QUI PLEURENT. 

 





LA RETRAITE 



UN BON RETRAITÉ DU SECTEUR PRIVÉ 

EST UN RETRAITÉ MORT ! 

 

 

 

Le bilan retraite 

La demande de retraite 

On en termine enfin avec ce dossier « retraite ». 

Moralistes par devant,  sans scrupule par derrière, 

Commentaire privé 

 

 

 

29.10.2006

Le bilan retraite

 

 

 

Le bilan retraite 




Pour la retraite,  dans le « privé »,  il vaut mieux s’y prendre à l’avance. 



Sa vie professionnelle durant,  on s’est activé dans des entreprises différentes.  Peut-être aussi,  on a travaillé dans des sociétés d’intérim qui effectuaient des feuilles de payes à la semaine. 

À la fin d’une carrière bien remplie,  cela peut représenter une jolie montagne de feuilles de payes.  Bien entendu,  va s’en dire,  pour le cas où l’on a pris le soin de conserver les précieuses traces de ses cotisations sociales. 


Au départ,  je me faisais pas d’illusions.  Cela ne serait pas simple ! 
Mais pour autant,  je ne m’attendais pas à en arriver à de pareilles extrémités. 


Je commence par la voie du courrier. 
Je m’y attendais un peu.  Le bilan de carrière qui me parvient est très incomplet.  Une année entière de cotisations a même totalement disparu. 

Je me mets au travail.  Je m’attache donc à compléter tous les manques.  Je ne suis pas un spécialiste.  Faut-il prendre en compte les salaires nets ou les salaires bruts ?   Allez savoir ? 

Par ailleurs,  je ne souhaite pas envoyer ma montagne de feuilles de payes par courrier postal.  Je suis inquiet.  L’avenir me confirmera que mon inquiétude était justifiée. 
Et d’ailleurs,  ces feuilles de payes,  on ne me les demande même pas.  C’est tout dire ! 


Rapidement,  j’ai le sentiment de déranger. 
Sous le prétexte de me poser une question,  question dont la Caisse de Retraite connaître la réponse mieux que moi,  on me renvoie à chaque fois l’intégralité de mon dossier. 
De tout évidence,  on cherche à se débarrasser de mon dossier.  Il est vrai qu’il y a sur mon dossier,  un travail certain à effectuer.
 


Le dossier semble maintenant totalement bloqué. 
Par pratique,  j’envoie un petit courrier à l’autorité,  le Préfet.  Je ne joins qu’une seule pièce,  mais cette pièce est éloquente.  Mon courrier n’atteindra jamais le Préfet.  Le service courrier de la Préfecture « botte en touche ». 


Mon courrier au Préfet atterrit à la Mairie de Paris. 
J’ai la confirmation que l’adresse est bien libellée.  Il n’y a pas d’équivoque possible. 

Néanmoins,  mon courrier au Préfet va se mettre à tourner dans les bureaux poussiéreux des services de la Mairie de Paris.  Que fait ce courrier à la Mairie de Paris ?  Nul n’en sait rien !  C’est précisément ce qui va devenir le seul problème du mois d’août 2005 :  « Que vient faire ce courrier à la Mairie de Paris ? » 

Une précision néanmoins,  quand je prononce :  « bureaux poussiéreux »,  je n’insinue pas que les femmes de ménage font mal leur travail.  On aura compris. 


Le manège va durer un mois. 
Mon courrier passe de mains en mains,  de bureau en bureau.  Presque chaque jour,  je reçois un coup de téléphone d’une personne différente qui ne comprend pas et me somme de m’expliquer !  Que vient faire ce courrier chez nous ? 

Au premier appel,  les interlocutrices ne se présentent pas.  Je pense être réellement en relation avec des employées de la Préfecture.  Je crois devoir répondre.  C’est l’incompréhension la plus totale. 

Pendant un mois,  le courrier passe de bureau en bureau.  Rapidement,  je ne réponds plus ou j’envoie balader.  Sur un ton outragé,  je m’entends même dire : 
« Mais monsieur !  Si le Préfet m’a envoyé votre lettre à moi,  c’est qu’il n’est pas compétent pour y répondre lui même ! »  Elle ne manque pas d’air,  cette employée municipale ! 

Bref,  début septembre,  madame Olino,  toujours de la Mairie de Paris,  me téléphone à son tour.  Madame Olino se présente,  elle.  Elle donne l’impression d’être une responsable.  Elle aussi me pose encore la question !  Pourquoi cette lettre est-elle arrivée entre mes mains ? 

Aurais-je été désagréable ?  Quoi qu’il en soit,  Madame Olino m’annonce que puisque c’est comme ça,  elle met ma lettre au Préfet dans la poubelle.  Voilà enfin un problème de résolu,  ce n’était pas trop tôt !  Merci,  Madame Olino ! 


Le recours à une accompagnatrice. 
Pour autant mon dossier retraite n’a toujours pas avancé.  Je décide de changer la méthode.  Je décide de recourir aux services d’une accompagnatrice. 

La méthode est bonne !  L’accompagnatrice fait les démarches.  Elle prend les rendez-vous et absorbe les chocs en jouant un rôle de modérateur.  Et surtout,  face à l’accompagnatrice,  on n’ose pas trop dire à elle ce que j’entendrai plus tard. 

Au début,  les choses se passent bien.  Le contact est renoué.  Un rendez-vous est arrêté avec Madame X.  Je dois seulement lui apporter les feuilles de payes qui correspondent aux périodes litigieuses.  Madame X en fera des copies et me rendra les originaux.  Cela paraît simple,  à voir comme cela. 


Ce jour-là,  au rendez-vous convenu,  nous nous présentons à l’adresse mentionnée sur la convocation,  rue de Flandre. 
Nous sommes accueillis par une affichette :  « Toute agression,  même verbale,  fera l’objet d’une plainte immédiate au Commissariat. » 
On est en droit d’être surpris !  Je vous rassure.  La surprise ne va pas durer très longtemps. 

Nous ne sommes pas les premiers.  À l’accueil,  il faut faire la queue pour accéder aux deux hôtesses.  J’accompagne mon accompagnatrice un moment.  Puis,  notre tour approchant,  je l’abandonne et viens m’asseoir dans un fauteuil d’attente. 

À la première hôtesse,  mon accompagnatrice raconte sa petite histoire et montre la convocation. 
L’hôtesse lit la convocation.  L’hôtesse ne peut pas ne pas s’apercevoir de la méprise.  Elle fait mine de ne rien voir et fait semblant de téléphoner.  Le poste de Madame X ne répond pas.  Il faut attendre.  Madame X est sans doute partie prendre un café.  Ce sont des choses qui arrivent. 


On attend donc !  J’en profite pour regarder et écouter. 
Effectivement,  il y a un problème.  Nos deux hôtesses sont des hôtesses de choc.  On les imaginerait mieux comme concierges,  un balai à la main,  dans une cour d’immeuble à faire la chasse aux colporteurs plutôt qu’à orienter la clientèle d’une entreprise importante. 
De toute évidence,  nous ne sommes pas dans une entreprise privée. 


J’en passe et des meilleurs. 
On se limitera à ce vieil Arabe qui s’était mis en tête,  ce con,  qu’il allait rencontrer la personne qui gère son dossier.  Visiblement,  la personne ne s’active pas rue de Flandre mais on ne lui dit pas vraiment. 

Est-ce que l’on considère le vieil Arabe pour un dangereux terroriste.  Allez savoir !  Il n’a pas l’air bien méchant,  le vieil Arabe.  Mais paraît-il,  il faut se méfier.  Ce sont ceux qui paraissent le moins qui le sont le plus.  D’ailleurs,  nos hôtesses de choc s’y connaissent.  Elles ont certainement suivi des stages pour déceler les terroristes au premier coup d’œil.  C’est évident. 

Ce qui me paraît évident,  en revanche,  c’est que si le vieil Arabe n’était pas terroriste en entrant,  il l’est devenu en sortant.  Et l’avantage,  il sait maintenant où il doit déposer sa bombe. 

À ce vieil Arabe,  nos hôtesses de choc se contentent de lui dire que la personne qu’il espère rencontrer ne reçoit pas.  Elle ne répond pas non plus au téléphone.  Il faut lui écrire. 

On imagine le vieil Arabe prenant la plume pour rédiger noir sur blanc ses observations quant à l’évolution de son dossier retraite.  On est en droit de rigoler. 

Le vieil Arabe réalise enfin que,  malgré son insistance,  il n’aboutira pas dans sa démarche. 
En partant,  l’hôtesse de choc ne lui dit ni au revoir,  ni bonne journée.  Elle se lâche d’un retentissant : 
« Allez voir ailleurs ». 


Avec tout cela,  on s’amuse et le temps passe. 
La deuxième hôtesse est maintenant libre.  Je fais signe à mon accompagnatrice.  Celle-ci se présente à la deuxième hôtesse.  Mon accompagnatrice fait son petit discours et montre la convocation.  La deuxième hôtesse en prend connaissance.  Elle aussi,  ne peut ne pas s’apercevoir de la méprise,  elle fait semblant de téléphoner et annonce : 
« Le poste de Madame X ne répond pas ». 


Mon accompagnatrice s’énerve. 
Ce n’est pas normal,  nous avons rendez-vous.  Que se passe t-il ?  Je m’approche. 
Eh oui !  Nous sommes deux !  Cela change la donne. 
Sur une vielle sonorité de barbare Teuton,  la première hôtesse de choc claironne que l’on ne peut pas joindre Madame X. 

Mon accompagnatrice est surprise.  Elle ne comprend pas !  À chaque fois qu’elle a téléphoné à Madame X,  celle-ci a répondu de suite. 

Je pense faire mon intelligent en conseillant à mon accompagnatrice,  puisqu’elle dispose d’un téléphone portable,  de téléphoner directement à Madame X.  Je fais l’unanimité contre moi ! 

Cependant,  la première hôtesse de choc est coincée.  Elle nous fait son cinéma.  Haa-a !  Mais je comprend,  dit-elle !  Madame X ne travaille pas rue de Flandre !  Pour la joindre,  il faut passer par l’extérieur !  (Sous entendu,  le coup de téléphone sera facturé par Télécom.) 

Quand on sait,  dans ce genre d’administration,  le nombre de coups de téléphones personnels passés le plus souvent en province pour des futilités,  tel que demander des nouvelles du chien du voisin qui est malade.  Vous vous rendez compte ?  La pauvre bête !  A-t-on fait venir le vétérinaire ?  Etc. etc. 
Et que,  cela fait maintenant une heure que nous attendons à deux parce qu’il faut passer un appel téléphonique payant de Paris à Paris,  on est en droit de commencer à se poser des questions. 

Après nous avoir bien fait comprendre que nous utilisions l’argent des pauvres retraités,  la première hôtesse de choc se décide enfin.  Elle compose le vrai numéro,  celui qui est inscrit sur la convocation.  Ô miracle de la technologie avancée !  Madame X est à son poste et elle répond. 

C’est ainsi que Madame X apprend que nous sommes au 110 avenue de Flandre et que nous apprenons que Madame X est rue d’Astorg.  La moitié de Paris nous sépare. 

Madame X est confuse.  Elle nous propose un nouveau rendez-vous pour le lendemain.  Quant à moi,  je pense que nous avons le temps d’aller rue d’Astorg et de régler le problème le matin même.  Madame X nous attend. 

En sortant,  l’hôtesse de choc ne nous dit ni au revoir,  ni bonne journée,  mais :  « Bon courage ! » 


Ces désordres bien visibles couvrent des réalités bien cachées. 
Pour ma part,  je suis convaincu qu’il n’y a pas de secret.  Ces désordres bien visibles masquent des réalités bien cachées. 

La Caisse de Retraite du secteur privé est une énorme machine financière. 
Les gens qui dirigent cette entreprise en savent au moins autant que moi.  Contrairement à ce que l’on nous raconte,  si l’argent fait défaut à la Caisse de Retraite,  ce n’est pas par le manque de travail et le manque de cotisations des gens du secteur privé.  (Chacun se sert !) 



Rue d’Astorg 
Rue d’Astorg ,  nous avons droit à des excuses.  Si si !  Des vraies excuses !  J’vous mens pas ! 
Je laisse Madame X et mon accompagnatrice s’expliquer.  Madame X prend ma chère montagne de feuilles de payes et part en faire des copies. 

Quant à moi,  je préfère observer les allées et venues des costards cravates qui se croisent au pied de l’ascenseur.  Je n’entends pas ce qu’ils se disent mais de les regarder me suffit. 
11 heures 30,  C’est le grand départ pour l’apéro.  Il ne faut pas se mettre en retard pour le repas de midi. 
On remarque que dans ce milieu on ne se dit jamais ni bonjour,  ni bonsoir,  ni au revoir,  mais : 
« Bon courage ».  Voilà un humour très Caisse de Retraite qui ne doit pas faire l’unanimité. 

Dans ce genre d’endroit j’ai pris l’habitude,  par principe,  d’avoir envie d’aller au toilette.  Après renseignement,  je trouve facilement ma route dans un labyrinthe de couloirs. 
Lors de mon retour,  j’aperçois Madame X qui se bat avec mes feuilles de payes et une photocopieuse d’un modèle ridicule. 

Je pense à certaines feuilles de payes.  Ces célèbres bandelettes dont la longueur n’en finit jamais.  Certaines ont été rédigées en bleu.  À l’époque,  le bleu faisait joli mais,  trente ans plus tard,  la couleur a disparu. 

Il est nécessaire de juxtaposer plusieurs feuilles de payes pour tenter de deviner ce qui est peut-être écrit sur une.  Photocopier ces feuilles de paye sur une machine de bricoleur du dimanche me parait impensable. 

J’informe donc mon accompagnatrice que selon moi,  pour les copies,  Madame X ne devrait pas y parvenir.  Effectivement,  après quelques temps,  Madame X revient et nous apprend que la photocopieuse est tombée en panne.  Madame X se propose de garder mes feuilles de payes,  de faire le travail,  puis de me les renvoyer ensuite par la poste. 

Un climat de confiance s’est installé.  Ce qui m’importait était que Madame X ait mes feuilles de payes en main propre.  Si ces feuilles se perdent lors du voyage retour,  le préjudice sera minime. 
Fin de première partie. 

 

 

 

18.10.2006

La demande de retraite

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Messieurs les bénéficiaires de la loi 1905, 

Cessez un peu de nous parler du régime Nazi et balayez devant votre porte ! 



Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, 
la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
(Le malade,  l’industrie première.) 

GENS QUI RIENT.  GENS QUI PLEURENT. 

 





La demande de retraite 




Un bilan retraite est une chose.  Faire une demande de retraite en est une autre.  Il faut s’y prendre six mois à l’avance.  




Faut-il effectuer cette demande sur un formulaire précis ? 
J’abandonne l’idée de demander par courrier.  Quant au téléphone,  le 01 40 37 37 37,  le répondeur radote,  comme une petite vieille,  que les lignes sont toujours occupées et qu’il faut rappeler plus tard. 


Je choisis d’aller me renseigner sur place. 
À la question :  « Faut-il un formulaire spécifique ? »,  la réponse est OUI ! 
À la question :  « Pouvez vous me fournir ce formulaire ? »,  la réponse est NON ! 

Pour obtenir ce précieux formulaire,  il faut venir consulter un Conseillé Retraite. 
On doit se présenter le lundi matin de 8 heures 30 à 10 heures.  Nous sommes aussi avertis.  Il y aura deux heures d’attente.
 

Je pense que pour venir chercher un simple formulaire,  je n’ai pas besoin de demander un accompagnement.  Normalement,  je dois être capable de faire la démarche seul.  La suite me démontrera que j’avais tort de croire. 


Ce matin-là,  je prends mon temps. 
Puisqu’il y a deux heures d’attente,  il est inutile de se presser et de s’énerver tout seul. 

Question énervement,  j’ai tout mon temps et je serai servi.  À la loterie des numéros d’ordre,  je gagne le numéro 13.  Je ne suis pas spécialement superstitieux mais quand même !  Dans un pareil contexte,  j’aurais préféré un autre numéro. 

Pour les Conseillés Retraite,  c’est au fond,  à droite.  J’arrive dans une salle d’échange entourée de bureaux.  Encore à droite,  c’est la salle d’attente.  Elle n’est pas très grande,  la salle d’attente.  Elle est déjà bien pleine. 

Il reste un siège de libre,  je m’assois.  Il n’y a aucune lecture intéressante.  Un coup d’œil circulaire,  je constate qu’il n’y a pratiquement que des hommes. 
Les rares femmes sont des accompagnatrices.  Elles ne se sont pas déplacées pour rien.  Visiblement les hommes qu’elles accompagnent sont à cran.  J’ai l’impression d’être dans une poudrière.  Personne ne parle.  C’est aussi bien. 

Pour ma part,  je ne tiendrais jamais assis là pendant deux heures.  Ce n’est même pas la peine que j’essaie.  J’abandonne provisoirement mon dossier sur la table.  J’ai confiance.  Je décide d’aller aux toilettes. 


Il n’y a pas de toilettes prévues pour le public. 
Les clients peuvent prendre leur disposition à l’avance.  Se retenir pendant deux heures n’est pas la mer à boire. 
Quant à moi,  je suis déjà venu.  Je connais la maison.  Je fais abstraction de l'inscription « zone privée »  et je vais aux toilettes comme si j’étais chez moi. 

À vrai dire,  je n’ai pas vraiment envie.  C’était histoire de passer cinq minutes.  D’ailleurs dans ce domaine,  ce qui est fait n’est plus à faire.  Ne dit-on pas aussi qu’il vaut mieux y aller avant d’avoir envie que de ne pas pouvoir quand on en a besoin ? 

Une de mes relations de travail d’une lointaine époque disait que :  « Pisser un bon coup quand on en a bien envie,  cela fait tellement de bien que cela devrait être interdit aux pauvres ». 

Ce grand philosophe illustrement ignoré a fait des émules.  À la Caisse de Retraite on se dirige tout droit vers les mêmes bons principes que ceux déjà mis en oeuvre à la Ville de Paris.  La Ville de Paris a supprimé les Vespasiennes gratuites :  « Si t’as pas d’argent,  tu pisses pas ! » 

Je reviens dans la salle d’échange pour constater,  qu’en mon absence,  un nouvel arrivant s’est installé à ma place.  Mon intention étant de rester debout,  j’ai donc une bonne excuse. 


« Une bonne excuse pour rester debout ! » 
Voilà que je suis traversé par un vilain pressentiment.  Je part faire un tour dans le hall d’entrée. 
Je suis déçu.  J’avais garder le souvenir de beaucoup de gens qui allaient et venaient au pied de l’ascenseur.  J’espérais savoir si tout ce beau monde avait passé un bon week-end,  être renseigné sur les programmes de la télé,  plus si affinité. 

L’immense hall reste désespérément désert.  Il est vrai que l’on est lundi et qu’il n’est pas encore 10 heures.  Ceci explique peut-être cela. 

Je reviens donc dans la salle d’échange.  J’assiste à la première altercation de la journée.  L’altercation met en cause les deux Conseillères Retraite.  C’est à propos de la photocopieuse.  Eh oui !  Il y a deux femmes et il n’y a qu’une seule photocopieuse !  C’est un problème. 

De plus,  vu le nombre de personnes qui attendent,  ce n’est pas le moment de glander,  ni de papoter autour de l’appareil.  Surtout qu’il y a quelqu’un qui regarde. 
Un coup d’œil rapide me confirme que ces deux mal-baisées en sont bien.  Et,  il ne faut pas qu’elles espèrent quant à mes services. 


Il arrive encore du monde. 
Celui-ci jette un coup d’œil sur les numéros d’ordre.  Il regarde vers la salle d’attente.  Cela ne lui convient pas.  Il doit être claustrophobe.  On l’appellera comme ça.  Il repart dans le hall d’entrée.  Les fauteuils y sont confortables et,  il a toutes facilités pour réviser son dossier retraite avant l’examen. 


Justement,  à propos d'examen. 
Une des Conseillères ne doit pas vivre tranquille.  Elle reçoit les clients la porte ouverte.  Cela fait penser à un commissariat de police lorsque l’on auditionne certaines catégories de personnes.  Bref !  On entend tout. 

Son discours est raz les pâquerettes.  C’est affligeant.  Elle aussi,  les clients l’emmerdent.  Ce qui l’intéresse,  c’est qu’ils dégagent au plus vite. 
La conseillère ne perd pas son temps ni à chercher,  ni à expliquer.  Les clients n’ont jamais assez travaillé,  n’ont jamais assez cotisé et basta. 

Ce que l’on peut entendre de la bouche de cette personne au contact de la clientèle,  donne un certain aperçu de l’esprit de la maison.  Cela explique beaucoup de choses.  Bref :  « Un bon retraité du secteur privé est un retraité mort ». 

Si je préfère passer sous silence les propos désobligeants de cette Conseillère,  ce n’est pas seulement parce je suis censé ne pas les avoir entendu. 

Encore quelques allés et retours dans le hall d’entrée.  Mon tour approche.  Je m’installe définitivement debout près de la salle d’attente,  le dos appuyé au mur. 

Toujours cette vilaine intuition qui me poursuit :  « Une bonne excuse pour rester debout ! »  J’adopte une attitude détachée de quelqu’un qui a la tête ailleurs.  Il paraît que ce serait mon naturel ordinaire.  Ce jour-là,  mon naturel ordinaire m’abandonné. 


Tout à coup,  c’est l’explosion. 
Comme une furie,  une Conseillère sort de son bureau.  Elle m’intime l’ordre de rentrer dans la salle d’attente et de m’asseoir. 
Cela devait faire un bon bout de temps qu’elle ressassait son intervention.  Elle n’a pas choisi le bon moment.  Le claustrophobe est revenu dans la salle d’échanges et lui aussi,  il est debout.  Nous sommes deux ! 

Notre Conseillère ne se démonte pas.  C’est une organisatrice,  notre Conseillère,  vous savez !  Elle dit au claustrophobe que ce qu’il vient d’entendre ne le concerne pas.  Lui,  il peut rester debout.  Quant à moi,  je dois rentrer dans la salle d’attente et m’asseoir. 

À la Caisse de Retraite,  rester debout à attendre pendant des heures est un rare privilège que l’on accorde pas à tout le monde.  Je ne fais pas partie des privilégiés.  Le claustrophobe n’a rien compris à cette histoire de dingue.  Il ne cherche pas non plus à comprendre.  Encore un regard sur les numéros d’ordre et il repart dans son hall d’entrée. 

Pour ma part,  je ne vais pas aller consulter un médecin,  réclamer un certificat médical pour justifier de la station assise pénible.  Alors que par ailleurs,  je bénéficie déjà de la station debout pénible.  Il faut être logique.  Ou on ne s’en sort plus. 


J’ai réalisé l’union sacrée.  J’ai maintenant les deux Conseillères sur le dos. 
À croire que la seule chose qui passionne vraiment ces deux mal-baisées,  c’est d’emmerder les clients et de les provoquer. 

Elles donnent l’impression de deux auxiliaires de la Croix Rouge chargées de contingenter des populations en détresses avant de distribuer à chacun un sac de cinq cents grammes de riz,  deux bouteilles d’eau potable et un coup de pied au cul pour patienter jusqu’à la semaine prochaine. 

Ont-elles peur que,  par le désordre que j’occasionne en restant debout,  certains en profitent pour revenir plusieurs fois à la ration de riz ? 

D’ailleurs,  nous ne sommes pas là pour obtenir une ration de riz,  mais un formulaire de demande de retraite.  Si certains partent avec plusieurs formulaires,  ce ne doit pas représenter un crime.  Nous ne sommes pas dans un contexte déclaré état de catastrophe majeure ? 


Maintenant les deux conseillères menacent. 
Si je n’obtempère pas à leur injonction,  elles refuseront de me recevoir.  Elles ne m’auraient pas dit cela il y a seulement un quart d’heure,  aucun siège n’était disponible. 

Bref !  Je suis pas inquiet.  J’ai fait le tour du problème.  Dans la mesure où je ne craque pas,  que je ne réagis pas aux provocations et que je n’écrase pas la tête de l’une de ces deux poufiasses,  tout doit très bien se passer. 


Justement,  c’est maintenant mon tour. 
Bien entendu,  aucune de ces deux auxiliaires de Croix Rouge accepte de me recevoir.  Sont-elles des bénévoles ?  Ça bouge un peu dans la salle d’attente. 
Le travail à la Caisse de Retraite,  c’est génial !  Tu travailles si tu veux,  dans les conditions que tu choisis.  Si tu veux pas,  t’es payé quand même. 


Il y a un troisième Conseiller. 
Ce Conseiller accepte de me recevoir,  puisque c’est mon tour.  Je l’avais repéré depuis longtemps,  celui-là.  Il a le genre d’une personne qui,  par principe,  se doit d’être arrangeant,  tout au moins par devant.  Par derrière,  je n’en mettrais pas ma tête à couper.  Mais par devant,  je passe. 

Effectivement il me reçoit sans problème.  Les choses se passent bien.  Entre deux questions sur mon dossier,  il me demande ce qui s’est passé dans la salle voisine.  Il me comprend. 


Le Conseiller remplit le formulaire de demande de retraite. 
Cela semble simple quand on fait cela par routine et que l’on n’a qu’à recopier les informations qui s’affichent sur l’écran de l’ordinateur. 

Inversement,  quant à moi qui n’a à remplir ce formulaire qu’une seule fois dans mon existence,  il est certain que cela m’aurait demandé beaucoup plus de temps.  Il est aussi possible que j’aurais dû recommencer plusieurs fois. 
Ce lundi 09 octobre,  en patientant deux heures,  j’ai sans doute gagné du temps. 

Ce qui est certain en revanche,  c’est que même bien disposées,  aucune des deux mal-baisées aurait effectué ce travail.  Travail qui nécessite une certaine compétence.  (Recopier les informations affichées sur l’écran de l’ordinateur.) 

J’ai gardé en mémoire que,  rue de Flandre,  nous avions été accueillis par une affichette :  « Toute agression,  même verbale,  fera l’objet d’une plainte immédiate au commissariat ». 

Je ne me souviens plus bien !  C’était à qui de porter plainte ?  Au personnel de la Caisse de Retraite ou au client ? 

Fin de la deuxième partie.

 

 

 

16.10.2006

On en termine enfin avec ce dossier « retraite ».

.  

Messieurs les bénéficiaires de la loi 1905, 

Cessez un peu de nous parler du régime Nazi et balayez devant votre porte ! 



Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, 
la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
(Le malade,  l’industrie première.) 

GENS QUI RIENT.  GENS QUI PLEURENT. 

 





On en termine enfin avec ce dossier « retraite ». 




Le piège à con 
Il faut déposer son dossier « Demande de retraite » quatre mois à l’avance.  Chacun sait cela. 


Pourquoi quatre mois ? 
Que ce soit à la Caisse primaire ou dans n’importe quelle Caisse de retraite complémentaire prise au hasard,  c’est simple.  Il suffit d’indiquer à l’ordinateur le numéro de sécu d’un Assuré Social et,  dans l’instant qui suit,  l’opérateur en sait plus sur l’assuré social que l’assuré lui-même.  (Je l’ai constaté.) 

L’ordinateur dispose de toutes les données,  il fait lui-même tous les calculs.  L’assuré social censé avoir contrôlé et ayant donné son accord sur les chiffres,  à la limite,  on pourrait se passer d’un personnel qui va mettre quatre mois pour clôturer le dossier.  Chacun y gagnerait.  C’est tout au moins ce que l’on peut penser.

Alors pourquoi quatre mois ?  Bien sûr,  il faut compter avec les périodes de vacances,  les jours de maladie,  d’indisponibilité de celui (ou de celle) qui gère les dossiers.  Eh oui !  Des dossiers,  il n’y en a pas qu’un.  Plusieurs dossiers sont à traiter en même temps ! 

Mais,  mis à part le fait de justifier des salaires pour des fonctionnaires et assimilés,  il existe peut-être d’autres raisons. 


Les vraies raisons,  elles sont ailleurs ! 
Cette sensation d’avoir affaire à des auxiliaires de la Croix rouge,  qui considèrent que « les clients » sont des moins que rien qu’il faut protéger,  n’avait rien du hasard. 

Une caisse de Retraite,  c’est un peu comme dans l’administration.  Les assimilés fonctionnaires sont à double casquette,  une petite casquette pour le service public,  une grande casquette pour le Capital de la Dette publique.  (Dans une peau de moraliste,  une âme de voleur) 


Le Capital de la Dette publique 
Le Capital de la Dette publique est d’environ cinq fois le budget net de l’état.  Ce gigantesque capital financier,  grâce à la douce loi 1905,  est sous le contrôle des curés.  Bref !  Sans entrer dans les détails,  quand on travaille à la Caisse primaire,  on roule avant tout pour les curés ! 


Le service des retraites est un poste d’observation stratégique.  
Dans ce genre de service il y vient beaucoup de gens sélectionnés par la vie.  Parmi les nombreux « clients » on croise souvent des gens qui présentent un intérêt certain.  Ces gens ont travaillé leur vie durant.  Ils ont accumulé des biens.  Ils peuvent-être fragiles,  sans famille,  etc.  On a compris.  Y-a plus qu’à ! 

Bon,  c’est clair.  À la Caisse primaire de retraite,  on met le nez dans les affaires personnelles des assurés et on y intervient aussi.  On prépare la cuisson du sujet. 
La réglementation,  vraie ou supposée,  semble n’avoir été conçue que pour cela.  N’est-ce pas,  Madame RIANT ? 

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Allez !  Je suis dans un bon jour !  J’vous en raconte une. 
C’était il y a bien longtemps.  Mais,  je m’en souviens encore.  C’était l’année 1989.  À cette époque,  on m’avait « évacué » d’un hôpital.  J’étais en très mauvais état.  (Grâce aux bien faits de l’hôpital.) 

Mais,  je ne me plains pas.  D’autres pour des hospitalisations anodines en meurt tous les jours.  (Les journalistes gagnent à ne pas tout raconter.) 

Dans un certain milieu,  on ne donnait pas cher de ma peau.  On pouvait faire ce que l’on voulait.  Comme on dit :  « On avait les coudées franches ». 

Effectivement !  Dans la période qui va suivre,  je suis au centre d’un intérêt dont je me serais bien passé.  À plusieurs reprises,  j’ai le sentiment d’être en plein brouillard et de marcher sur le fil d’un rasoir.  Ma seule certitude étant que s’il existe une issue,  elle ne pouvait être que devant.  Il fallait avancer. 
Finalement,  je passe !  Certains ne pourront pas en dire autant. 


Tout commence là où il y a une fin. 
Ce matin-là,  je reçois un courrier qui m’intrigue.  Ce courrier qui se veut rassurant m’inquiète au plus haut point. 
En effet,  je ne suis ni un clochard,  non plus un SDF.  (À cette époque,  on ignore encore les sans-papiers.)  Et,  une annotation en fin de texte me contraint à remonter l’information. 

Le courrier dont il est question est une notification de la DDASS qui me rassure et m’indique que le coût total de mon hospitalisation est pris en charge par l’Aide Sociale.  (Il n’est pas fait mention du montant de la somme.) 


Quelque chose ne va pas. 
Je n’ai pas le souvenir d’avoir effectué une demande d’aide sociale.  De plus,  étant assuré sécu,  je n’avais aucune raison de faire une pareille démarche. 


On remonte l’information.  
Rapidement,  on tombe sur une copie de Demande d’Aide sociale. 
La copie est de très mauvaise qualité mais néanmoins,  ma signature est indiscutable.  Au détail près que je n’ai jamais eu ce papier entre les mains et que de plus,  à la date de cette fameuse signature,  j’étais dans l’incapacité absolue de me servir d’un stylo.  Bref !  Ma signature était mieux faite que si je l’avais fait moi même. 

Mais en revanche,  à partir de ce document on peut facilement calculer le montant de la somme dont il est question,  890 830,00 Francs.  (On est en 1990.) 

Compte tenu du gigantisme de la somme  (Qui vient s’ajouter à la Dotation Globale versée par la sécu à l’hôpital)  on comprend pourquoi,  sur les notifications habituellement destinées aux clochards,  SDF,  aux personnes sous tutelle,  aux morts,  même si ces gens ne reçoivent jamais les notifications,  on préfère ne pas y faire apparaître les chiffres. 


Une forêt de dos tournés 
Dans mon contexte de l’époque,  Cette non-prise en compte de ma couverture sécu va finir par me causer un préjudice sérieux. 

Je consulte l’assistante sociale qui suit mon dossier. 
Dans le passé,  cette personne m’a avoué à plusieurs reprises que sur mon dossier,  elle avait peur. 
Cette fois-ci,  elle m’expose clairement qu’elle n’a plus que cinq ans à faire avant la retraite et qu’elle ne veut pas avoir d’ennuis.  Qu’entend-elle par « avoir des ennuis » ?  On supposera ce que l’on veut. 

Il en est de même dans le bon milieu associatif. 
Il est souhaitable de rappeler que,  soit les associations sont grassement subventionnées,  soit l’animateur principal de l’association bénéficie d’un emploi fictif très,  très,  bien rémunéré dans une quelconque administration. 

On en profite ici pour faire un clin d’œil au CNRS.  Certains comprendront.  (Le CNRS et l’Enseignement sont des grands pourvoyeurs d’emplois fictifs pour alimenter l’intoxication cérébrale officielle.) 

Question justice,  on ne se fait pas d’illusion mais il faut y aller quand même. 
On assiste à des « messes basses » entre l’avocate de la Sécu et la Présidente du tribunal des Affaire sociales.  Visiblement,  on parle du dossier. 

Un Président de Cour d’appel,  avec beaucoup d’ironie dans l’intonation,  m’affirme que je n’ai qu’à engager une procédure contre l’hôpital.  Tiens donc !  Une procédure contre l’hôpital ?  Tout seul !  Et,  si c’est pour me retrouver face à ce genre de magistrats,  merci ! 

Les années passent.  Je saisis maintenant le Médiateur de la République. 
À vrai dire,  pour ce faire,  il faut passer par un entremetteur qui,  en l’occurrence,  est une entremetteuse,  Madame DEPANAFIEU. 

Le Médiateur de la République,  un certain Bernard STASI,  fait répondre que :  « Compte tenu de l’ancienneté des faits,  toute démarche serait vouée à l’échec ». 

Quand on sait qu’à ce niveau et compte tenu des délais judiciaires il n’arrive dans le service de STASI que des dossiers dont l’origine est ancienne,  malgré la centaine de dossiers par mois qu’il reçoit,  le personnel doit combattre l’ennui. 
Ils sont bien payés,  paraît-il !  Les fonctionnaires qui travaillent dans le service de Monsieur STASI. 

Devant mon insistance,  La DEPANAFIEU réagira en faisant de la provocation. 
Encore une qui connaît bien son boulot.  Elle n’a de conseil à recevoir de personne ! 
Le comique de la chose,  c’est qu’à cette époque,  Madame DEPANAFIEU explique à qui veut bien l’écouter qu’elle va obtenir les Jeux Olympiques à Paris 2012.  On comprend qu’elle n’avait pas le temps de s’intéresser au dossier ordinaire
réf. 03-1547/SO. 


En fait,  ce qui nous intéresse,  et cela depuis le début,  c’est de savoir combien il y a de gens concernés par ce trafic et où va l’argent. 
Les hôpitaux fonctionnant grâce à une somme forfaitaire largement surdimensionnée (La Dotation globale)  versée par la Sécu.  Cette somme forfaitaire ne prend en compte ni le taux de remplissage,  ni la condition d’assuré,  ou pas,  des malades. 
À la limite,  un hôpital public pourrait parfaitement fonctionner sans aucun malade.  L’argent entrerait pareil. 
(L’argent entrerait oui !  Mais sans malades,  l’argent n’en ressort pas.  Pour que l’argent ressorte,  il faut des malades.  Ceci explique beaucoup de malades pas forcément malades.) 

Lorsqu’à cette Dotation globale on ajoute le gigantisme de l’aide sociale on obtient un gentil pactole.  Un gentil pactole qui n’est visiblement pas destiné à soigner les malades. 

Aujourd’hui,  l’Aide sociale est remplacée par la CMU et l’AME.  Le business continu au détail près qu’il n’est plus nécessaire de trafiquer les dossiers.  On ne trafique seulement que les malades. 

Bien sûr,  pour se faire une idée du pactole,  il est hors de question d’aller à la pêche aux clochards et aux SDF pour les questionner. 

En revanche,  il est parfaitement possible de localiser les lits d’hôpitaux qui autorisent ce genre de trafic et de les compter.  Reste à multiplier le nombre de ces lits par le montant illégitime de l’Aide sociale 
(Aujourd’hui CMU et AME)  et par le nombre de jour dans une année.  


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AME 

http://www.youtube.com/watch?v=mSyKfFazQog 

<http://www.youtube.com/watch?v=mSyKfFazQog> 

Ces deux sites ont été mystérieusement fermés. 
(La Finance fasciste a frappée.) 

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On promet !  On n’a pas exagéré.  
À l’époque,  nous avons estimé que la masse d’argent détournée approchait chaque année l’équivalent d’un trou du Crédit Lyonnais. 

Si l’on avait converti cette somme en billets de cinq cent francs,  pour la transporter,  un train de marchandise de vingt wagons aurait été nécessaire.

Bien sûr une pareille masse de chiffres ne se volatilise pas.  On doit forcément la retrouver quelque part. 
En effet,  après avoir transité par l’Industrie du médicament,  cette masse de chiffres monétaires aboutit dans les caisses de ceux qui bénéficient de la loi 1905.  (La loi 1905 défiscalise les ressources des religions reconnues.) 

Enfin,  cette masse monétaire,  après avoir changé de main,  réapparaît sous la forme du Capital de la Dette publique.  (Aujourd’hui,  pour la France, le Capital de la dette est de cinq fois le budget net de l’État.) 

On ne discute pas !  C’est pour aider les pauvres et les malades ! 

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Revenons-en au dossier « retraite ». 
Ce dossier a une nouvelle fois changé de main.  Cette fois-ci,  on a gagné Madame RIANT. 

Madame RIANT n’a pas de chance.  Elle ne retrouve pas dans ce dossier un document que je suis sûr d’avoir fourni.  De plus,  Madame RIANT semble avoir quelques difficultés à lire un certain chiffre qui s’affiche sur l’écran de son ordinateur. 

Pour le document,  ce n’est pas grave.  Il est d’ailleurs sans importance,  il n’a aucun intérêt pour le bon aboutissement du dossier.  Comme le précédent,  il va lui aussi terminer à la poubelle. 
Je vais néanmoins renvoyer ce document à Madame RIANT.  C’est moi qui paye les timbres.  Et,  pour Madame RIANT,  c’est aussi un mois de gagné. 

Quant à ce fameux chiffre que Madame RIANT prétend ne pas être capable de lire,  il est lui,  au contraire,  d’un grand intérêt.  Pour moi !  Et,  je demande à Madame RIANT de me le communiquer. 

En réalité,  chacun l’a compris.  Madame RIANT ne se trompe pas.  Elle pause les bonnes questions.  Au détail près que Madame RIANT a la tête ailleurs.  On ne développera pas.  Ce n’est pas notre genre. 


Note destinée à Monsieur le Préfet 
Monsieur, 
À propos de la salle d’attente du 25-27 rue d’Astorg.  Il faudrait veiller à la mise en conformité avec l’esprit de la maison. 
Changer la paille tous les matins et installer des anneaux pour y attacher le bétail. 

 

 

 

10.10.2006

Moralistes par devant, sans scrupule par derrière,

 

 


Contrairement au discours des journalistes et,  à ce que racontent les crétins d’enseignants,  la France n’est pas une République laïque !  Quant à l’Europe ? 






Depuis longtemps,  les curés se sont donné les moyens. 

La loi 1905  (La loi des curés)  exonère fiscalement les immenses ressources des curés.  Pourquoi se priveraient-ils ?  Les curés ne s’imposent-ils pas comme les garants de la moralité ? 
Derrière cette image d’Épinal,  on découvre une toute autre réalité ! 

On peut en faire,  des choses !  Avec cette énorme masse monétaire qui résulte de la misère et des malades.  Cette énorme masse monétaire issue des caisses sociales et publiques qui,  après avoir transité par le nombre des malades,  les hôpitaux et l’industrie du médicament,  grâce à la douce loi 1905,  disparaît en grande partie sans laisser de traces dans les grandes poches loi 1905 des curés. 

Financer les Partis,  arroser les Hommes politiques,  contrôler les réseaux associatifs,  les syndicats,  imposer un discours aux médias,  faire pression sur les fonctionnaires,  imposer les lois,  acheter les juges,  couvrir les crimes.  Faire ici,  le profit des tortures que l’on pratique ailleurs,  etc.  C’est sans fin !  On ne dit pas tout ! 

Grâce à la loi 1905 qui défiscalise leur immense ressource,  les curés contrôlent le capital de la Dette publique.  (Pour la France ,  le capital de la Dette publique,  c’est cinq fois le budget net de l’État.)  
La loi 1905 a donné aux curés un pouvoir absolu.  On peut préciser :  « Un pouvoir fascisant ».  (Un pouvoir qui se régale des misères qu’il produit,  qui impose des croyances dogmatiques et qui s’habille volontiers de toute étiquette politique de droite comme de gauche.) 

Les curés ont mainmise sur l’administration,  l’État,  la justice,  le Médical et, bien entendu,  les médias.  Les médias dont le premier travail est de se taire,  le deuxième est de mentir. 



Moralistes par devant,  sans scrupule par derrière, 
les curés vivent de la misère qu’ils produisent.
  

 

La laïcité positive 
Est-ce la personnalité du président de la République ? 
Les curés voient de la laïcité dans toutes leurs saloperies. 

  

08.10.2006

Commentaire privé

 

 

 

Commentaire privé :

Madame RIANT y est arrivé,  c’est fait !  Madame RIANT a mis dix mois pour conclure le dossier,  mais c’est fait !  Ouf ! 
Il faut dire que de mon coté,  je n’ai pas ménagé mon énergie. 

En revanche,  il semblerait que ce résultat ne soit pas du goût de tout le monde. 

Sans relation avec ce qui précède.  (Bien sûr !) 


Monsieur le Préfet de l’Orne 

Objet :  Dévastation de mon domicile 


Monsieur, 

Samedi dernier,  lorsque nous sommes arrivés,  nous avons découvert que mon domicile venait d’être encore dévasté par vandalisme.  Portes intérieures défoncées,  vaisselle cassée,  mobilier défoncé et jeté au sol,  le tout recouvert d’huile de moteur de voiture.  Les fenêtres cassées,  la maison est maintenant inhabitable. 

Si les inscriptions sur les papiers peints ne prouvent rien quant aux auteurs désignés de ces méfaits,  en revanche,  la connotation politique primaire est indiscutable. 

On ne peut que faire le rapprochement avec les multiples dévastations du même genre.  Dévastations que l’on ne compte plus qui se sont succédées dans mes anciens domiciles de Vitry (94400) et de Borce (64490). 

Compte tenu de mes activités,  tout cela respire la vengeance,  la répression,  l’intimidation à caractère « politique ».  (Politique au sens « décision d’intérêt » du terme) 


L’hypothèse spéculative 
De plus,  dans l’hypothèse d’une saisie-vente imposée par le fisc,  hypothèse qui pourrait se préciser dans les mois qui viennent,  on observe que le saccage,  qui rend aujourd’hui la maison inhabitable,  est effectué avec une parfaite retenue. 

Dans cette hypothèse spéculative,  on devine que,  pour certains acquéreurs potentiels,  le préjudice est nul. 


Conclusion 
C’est voyant !  Ce vandalisme « gratuit » a tout lieu d’être,  lui aussi,  commandité.  Il est effectué par des individus « désintéressés ».  La vraie valeur se trouve ailleurs qu’à l’intérieur de la maison. 

Salutations, 

Bernard MONNIER 

 

 

07.10.2006

Liste des textes

 

 

 

 

La liste 
http://mondehypocrite501.hautetfort.com/archive/2006/10/04/liste-des-textes.html 

 

 

echofrance@hotmail.fr 

06 15 58 74 15 

 

 

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